Skip to Main Content
Regards sur le marché du crédit

La lentille du marché du crédit : un regard basé sur les données sur la liquidité du crédit public

Sur les marchés du prêt aux entreprises, certains investissements sont plus faciles à négocier et à retirer que d’autres – des différences qui méritent une attention particulière aujourd’hui.
The Credit Market Lens: A data-driven look at public credit liquidity
La lentille du marché du crédit : un regard basé sur les données sur la liquidité du crédit public
Headshot of Lotfi Karoui
Headshot of Michael Puempel
 | {read_time} min de lecture

À retenir :

  • La liquidité des obligations corporatives s’est renforcée à mesure que la structure du marché a évolué, les données montrant une plus grande activité de trading, une participation plus large et des coûts de transaction réduits.
  • Les détentions obligataires bancaires sont devenues un indicateur moins efficace après un changement dans leur calcul et à mesure que la liquidité est devenue plus axée sur le réseau.
  • Lorsqu’on compare la liquidité, il est essentiel de faire des distinctions claires entre les marchés publics, les placements privés et le vrai crédit privé.

La liquidité s’est retrouvée au cœur des discussions sur l’investissement ces derniers mois. Le prêt direct aux entreprises, un sous-ensemble du crédit privé, a été critiqué car les véhicules d’investissement promettent souvent une liquidité mensuelle ou trimestrielle tout en possédant des actifs qui, en pratique, sont difficiles à sortir. Les gros titres sur les limites de rachat dans les fonds de crédit privés soulignent que ce n’est plus un risque théorique.

Dans ce contexte, il y a eu un débat persistant et parallèle sur la liquidité sur les marchés publics du crédit, où les obligations d’entreprise sont achetées et vendues. Les critiques – souvent des gestionnaires vantant le crédit privé – ont soutenu que les banques de courtiers primaires détiennent moins d’obligations d’entreprise qu’auparavant, et que le trading est concentré dans un sous-ensemble d’obligations plus récentes. Les partisans rétorquent que les avancées dans la technologie de trading et la structure du marché continuent d’améliorer la liquidité.

Les données appuient fortement cette dernière vision. À travers de multiples mesures complémentaires de la profondeur, de l’étendue et des coûts de transaction, les marchés des obligations d’entreprises publiques semblent aujourd’hui plus sains qu’à tout moment depuis la crise financière mondiale (GFC).

Figure 1 : La profondeur du marché demeure ancrée à des niveaux sains

Graphique linéaire montrant la profondeur du marché des obligations de qualité d’investissement (IG) et de haut rendement (HY) de 2015 à 2025. La profondeur du marché des hauts rendements est généralement plus élevée et plus volatile que celle de qualité investissement, avec des pics notables entre 2020 et 2022 avant de diminuer.
Source : TRACE, PIMCO au 20 mars 2026
Deuxièmement, pour capturer l’étendue, nous calculons des mesures granulaires de renouvellement. Cela montre également une hausse de l’activité de négociation sur IG et HY : la part de l’indice global qui ne se négocie pas au cours d’un mois donné a chuté, tandis que l’action négociée plus de cinq fois a augmenté (voir Figures 2 et 3).

Figure 2 : Les mesures du chiffre d’affaires IG montrent une amélioration significative de l’activité de trading

Graphique linéaire montrant la part mensuelle de l’indice de qualité d’investissement (IG) sans transactions contre cinq transactions ou plus entre 2015 et 2026. La part sans transactions diminue au fil du temps, tandis que celle avec cinq transactions ou plus augmente régulièrement, indiquant une activité de trading croissante.
Source : TRACE, ICE-BAML, PIMCO au 28 février 2026
Troisièmement, pour mesurer les coûts de transaction, nous utilisons des écarts acheteur-vendette. Ce sont des creux proches de tous les temps (voir Figure 3).

Figure 3 : Les coûts de transaction ont diminué

Graphique linéaire montrant l’écart moyen entre acheteur et vendeur pour les obligations de qualité investissement (IG) et de haut rendement (HY), mesurée en moyenne mobile sur 20 jours, de 2015 à 2025. Les écarts de rendement élevé sont constamment plus larges et plus volatils que ceux de qualité investissement, les deux diminuant globalement malgré des pics périodiques.
Source : TRACE, PIMCO au 20 mars 2026
Il est important de noter que dans ces calculs, nous nous concentrons sur les transactions de vente client-concessionnaire, qui attirent les investisseurs cherchant l’immédiateté en vendant à la communauté des courtiers.

Figure 4 : L’ancienne série d’inventaire des concessionnaires de la Fed montre une rupture structurelle

Graphique linéaire montrant les inventaires nets des concessionnaires selon les anciennes et nouvelles définitions de 2001 à 2025, mesurés en milliards de dollars. Les stocks augmentent fortement au milieu des années 2000, atteignant un sommet avant la crise financière, puis diminuent de manière significative et demeurent plus faibles et plus stables ces dernières années, la nouvelle définition se poursuivant à des niveaux constamment plus bas.
Source : Banque fédérale de réserve de New York, PIMCO au 11 mars 2026

Durant cette période, des innovations telles que le trading de portefeuille, les FNB et les plateformes électroniques ont également rendu la liquidité moins intensive au bilan et plus axée sur le réseau.

Une critique connexe soutient que seule une pochette étroite, « en fuite », d’obligations récemment émises est négociée activement. En fait, les données TRACE montrent que le ratio de rotation des obligations anciennes et hors de la course a considérablement augmenté, en HY (voir Figure 5) ainsi qu’en IG.

Figure 5 : L’amélioration du ratio de rotation des obligations à rendement variable

Graphique linéaire montrant la part mensuelle de l’indice à haut rendement (HY) sans transactions selon l’âge de l’obligation de 2015 à 2025. Les obligations plus anciennes représentent constamment une plus grande part des mois sans échange, bien que l’inactivité diminue pour les deux groupes au fil du temps.
Source : TRACE, ICE-BAML, PIMCO au 28 février 2026

Et à mesure que la liquidité des titres off-the-run a augmenté, les obligations des petits émetteurs – historiquement parmi les segments les moins liquides du marché – se sont aussi négociées beaucoup plus souvent.

La figure 6 illustre ce point en comparant la part des obligations qui ne se négocient pas au cours d’un mois donné pour les « petits » émetteurs – ceux classés dans la moitié inférieure selon le total des obligations en circulation – avec les « grands » émetteurs dans la moitié supérieure. Elle montre que les émetteurs avec des structures de capital plus petites bénéficient désormais d’un processus de découverte des prix comparable à celui des grands émetteurs sur le marché des rendements élevés. Il en va de même pour le grade d’investissement, dans une moindre mesure.

Figure 6 : Le chiffre d’affaires a augmenté pour les petits émetteurs de HY

Graphique linéaire montrant la part mensuelle des obligations à haut rendement (HY) sans transactions pour les structures de capitaux petites versus grandes de 2015 à 2025. Les petites structures de capital ont constamment une part plus élevée de mois sans échange, bien que l’inactivité diminue avec le temps pour les deux.
Source : TRACE, ICE-BAML, PIMCO au 28 février 2026
Cet élargissement de la liquidité est important non seulement pour les investisseurs, mais aussi pour les émetteurs et l’économie dans son ensemble, car une meilleure liquidité sur les marchés secondaires réduit la prime d’illiquidité intégrée dans les écarts et, toutes choses égales par ailleurs, diminue les coûts de financement.

Figure 7 : Les titres 144A sont liquides et négociés activement, particulièrement en HY

Deux graphiques d’aires empilés montrant les volumes mensuels de transactions d’obligations de qualité d’investissement (IG) et de haut rendement (HY) de 2014 à 2025, mesurés en milliards de dollars. Dans les deux marchés, les obligations enregistrées représentent la majorité des transactions, tandis que les volumes selon la règle 144A augmentent régulièrement au fil du temps. L’activité globale de négociation augmente, avec une plus grande volatilité dans les volumes de rendements élevés.
Source : TRACE, PIMCO au 28 février 2026

1 TRACE (Trade Reporting and Compliance Engine) est un système de rapports transactionnels exploité par la FINRA pour les marchés obligataires d’entreprise américains, introduit en 2002.

2 Amihud, Y. (2002). Illiquidité et rendements boursiers : effets de section efficace et de séries chronologiques. Revue des marchés financiers, 5 (1), 31-56.

Select Your Location


Americas

Asia Pacific

  • Japan

Europe, Middle East & Africa

  • Europe
Back to top

Quitter PIMCO.com

Vous quittez maintenant le site Web de PIMCO.